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22/12/2009

J'ai rêvé d'un autre monde

 

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- Je voudrais m'endormir maintenant, là, tout de suite et me réveiller dans une autre vie, où les gens seraient gentils, où il n'y aurait pas de guerre, de confilts, de maladies, de problèmes d'argent, un monde de bisounous...

 

- Quoi ? Marie ? tu crois encore au Père Noël, mais tu sais bien qu'il n'existe pas et que ce n'est pas la peine de lui envoyer ta liste à la noix ...

 

- Ouais.. mais c'est bientôt Noël, et on peut croire aux miracles, faire un voeu des fois que ça marche...

 

- Ok, mais si ça marchait, tout le monde ferait la même chose et donc ça se saurait...

 

- Alors, l'année prochaine, se sera comme cette année, comme celle d'avant et encore, et encore ???

 

- J'ai bien peur que oui, ma p'tite Marie ... alors, au lieu de rêvasser devant ton ordinateur à des idées utopiques, mets-toi au travail, Noël, c'est dans 3 jours seulement...

 

 

 

15/12/2009

harcèlement moral au travail

En ce moment, on parle beaucoup de harcèlement moral  au travail.

Entre juin 2006 et fin 2007, j’ai été victime de harcèlement moral dans l’entreprise où je travaillais comme comptable depuis mai 2002.

Pour des raisons évidentes, les prénoms et les initiales de ce témoignage ont été changés.

Au début, tout allait bien ; poste de comptable unique dans une société florissante, marché porteur, dans l’environnement.

Pourtant,  j’aurais dû me méfier ; quelques collègues m’avaient prévenue que la précédente comptable avait été licenciée au bout de 11 mois et que celle d’avant était partie du jour au lendemain…enfin bref, les comptables ne restaient pas en place.

Je ne comprenais pas, j’avais de bons rapports avec B.F., gérante-associée de l’entreprise.

Mon travail me plaisait, j’étais bien payée…

Dans le bureau, j’étais avec Michèle, l’assistante de B.F. nous nous entendions très bien ; puis j’ai vu le changement d’humeur de celle-ci changer ; elle si joyeuse, pleurait sans dire pourquoi. Un jour, j’ai entendu B.F. dire à ma collègue qu’elle n’était bonne à rien…

Elle lui faisait faire des heures supplémentaires tard le soir…l’envoyait laver sa voiture,  ses courses chez Champion….

En parallèle à tout ça, mes autres collègues ne lui parlaient presque plus et un jour B.F. m’a convoquée pour me dénigrer  Michèle, me disant qu’elle était trop grosse, moche, qu’elle buvait… des choses horribles…. Qu’il fallait que je la laisse de côté…

 Je n’ai pas eu à le faire, Michèle s’est arrêtée en maladie, suivie par un psy, je lui téléphonais le soir de chez moi pour avoir de ses nouvelles mais  me gardais bien d’en parler aux autres filles !!!

Au final, elle a déménagé dans le centre de la France et donné sa démission !!! c’était en 2003

Le temps passait, les remplaçantes aussi, comprenant qu’il y avait comme un malaise au sein de cette société.

En ce qui me concernait, je n’avais pas de problèmes particuliers, je faisais mon travail, avais des rapports corrects avec B.F. bien que n’approuvant pas son attitude envers certaines collègues.

En 2005, une jeune fille, Aurélie, travaillait à l’Administration Des Ventes. Elle était arrivée  après le départ d’une salariée démissionnaire. Elle se démenait toute la journée avec ses commandes, ses colis ; elle devait faire toute mouillée 45 kg et elle manipulait des appareils presqu’aussi lourds qu’elle…Au bout de quelques mois, B.F. nous a toutes réunies au restaurant sauf Aurélie, pour nous dire qu’elle souhaitait se débarrasser d’elle et répartir le travail de celle-ci.

Cette pauvre gamine pleurait toute la journée à cause des brimades de B.F.  De nouveau, nous avons eu droit à « ne pas lui parler, la laisser à l’écart ». Je ne suis pas rentrée dans ce jeu (ce qui m’a valu ce qui va suivre…).  J’étais la seule à lui parler ; elle me demandait sans arrêt ce qu’il fallait qu’elle fasse ; Tiens bon, je lui disais ; elle n’avait rien à se reprocher sinon sa grande timidité et ses grands yeux bleus constamment remplis de larmes…

Au bout de 3 mois,  B.F. l’a licenciée dans des conditions ignobles…. Quelques semaines après, elle a retrouvé un emploi, elle s’en est bien sortie.

Après le départ d’Aurélie, le travail a été dispatché entre la compta, le secrétariat, le SAV, etc…

En juin 2006, B.F. me convoque dans son bureau. A cette époque, j’étais déprimée pour des raisons personnelles. Elle le savait et en connaissait les raisons ; JAMAIS je n’aurais dû me confier à elle, JAMAIS…

Elle a commencé par me demander ce qui n’allait pas, question qu’il ne fallait pas me poser, bien sûr… m’a dit qu’il fallait que je me reprenne, la grande leçon …à 54 ans, je ne l’ai pas très bien pris..

Alors, pour me permettre de mieux travailler, elle m’a isolée de mes collègues par des cloisons anti-bruit, très épaisses ; j’avais un mur devant moi !!! pendant quelques temps, l’ambiance s’est améliorée ; j’avais pris ça comme de l’attention à mon mal-être !!! ce qui ne m’empêchait pas de travailler correctement, en faisant même plus qu’on m’en demandait afin de prouver ce que je valais !!! (comme si j’en avais encore besoin…)

En septembre 2006, subitement, la situation s’est très nettement dégradée ; j’avais droit tous les jours à des remarques  désagréables, les mails pleuvaient toute la journée avec des demandes contradictoires !!  J’allais travailler avec la peur au ventre et ce n’est pas une image…

En octobre 2006, on a déménagé mon poste de travail à l’étage, sur le palier entre une sous-pente et la porte des toilettes de la direction. Bureau de 80  cm² , c’est à dire qu’avec  l’écran et le clavier, je n’avais plus de place pour les papiers. Classeurs par terre, donc à genoux pour faire le classement… c’était pour mieux me « coatcher » « c’est pour votre bien, Marie » me disait-elle.

A partir de cette époque, j’ai tout subi :

-          ma boite mail entreprise mise en réseau pour que tout le monde voit les messages qu’elle m’envoyait. Quand je lui  ai fait la remarque que je préférais que nos mails restent privés, B.F. l’a très mal pris ;  je me suis humilée à m’excuser de lui avoir prêté de mauvaises intentions ….

-          les courses chez Champion !!

-          chez le garagiste porter les véhicules de service à la révision,

-          à la poste, porter et chercher le courrier (le facteur ne déposait pas le courrier)

-          interdiction de descendre voir mes collègues au rez de chaussé ; ne pas parler, me concentrer… facile… on m’a même dit que je dégageais des « ondes néfastes » sur mes collègues !!!!

-          fichiers importants dans la corbeille de l’ordinateur (pour me défendre, j’ai fait des copies d’écran, pour rien) … dossiers en pile sur le bureau de B.F. alors que j’en avais besoin et que je les cherchais…

 

En janvier 2007, j’arrive un matin et je vois que toutes mes affaires sont re-descendues à mon ancien poste, SANS mon ordinateur ; je m’inquiète auprès de mes collègues qui bien entendu, ne savent rien.

B.F. m’explique que pour saisir la compta, je monterais à l’étage et que pour le reste de mon travail je serais en bas….OKKKKKKKKKKKK seulement, on a changé mon mot de passe et je ne saisis plus ma compta…..

Je pointe des notes de frais pendant quelques jours et le mercredi 24 janvier , je suis convoquée dans le bureau de B.F. ; elle me hurle dessus comme une folle, me disant qu’elle en a marre de moi, que je lui pourris la vie, (je cite ses mots) et d’un coup, j’ai vu un classeur voler vers moi ; je n’ai eu que le temps de me reculer… rien qu’en l’écrivant, je crois revivre un cauchemar…

Je suis descendue dans mon bureau, pris mon manteau, mon sac et suis remontée pour demander à B.F. l’autorisation de m’absenter : FOUTEZ LE CAMP LE TEMPS QUE VOUS VOULEZ !!!!!!!

Et je suis partie en espérant me foutre en l’air avec ma voiture ; Arrêt de 7 mois pour dépression nerveuse, je restais des heures à pleurer, à ne rien faire, même pas ma toilette…

Quand au bout de 7 mois, j’ai repris mon travail, pas rétablie, toujours angoissée et là, j’allais savoir pourquoi j’étais angoissée…..

-          interdiction à mes collègues de me parler, donc pas de réponse à mes bonjours et bonsoirs

-          mise à l’écart de toute réunion

-          contrôle de tout mon travail par une de mes collègues  qui s’empressait d’aller faire son rapport à B.F.

-          déménagement régulier de mes affaires…de mes corbeilles…

-          changement de place…

Bon, je passe sur les détails que j’ai déjà relatés dans un ancien blog.

J’ai tenu le coup à grand renfort de Lexomil, d’antidépresseurs, et autres du même genre…

Début décembre 2007, je suis convoquée à la direction par B.F. qui m’annonce qu’elle souhaite me licencier dans les plus brefs délais…que pour le 15 décembre, il faut que je sois partie…

Ça fait 2 ans aujourd’hui que j’ai quitté cette entreprise, je n’ai toujours pas oublié et je fais toujours de cauchemars…

Alors, quand j’entends à la radio où à la télé des témoignages de personnes ayant subi  du harcèlement moral au travail, je comprends ce que ces personnes ont enduré…

 

Depuis le mois de juin de cette année, j’ai repris contact avec deux de mes collègues qui ont plus ou moins subit le même sort que moi ; En fait, B.F. me faisait passer pour folle auprès des autres salariés de l’entreprise !!!...

Les deux collègues avec qui  j’ai renoué le contact m’ont présenté leurs excuses en me disant qu’elles n’avaient pas compris à cette époque qu’elles avaient été manipulées…je les crues, enfin presque….

 

11/12/2009

chasse...

Depuis ce matin, j'entends des coups de fusils ; c'est la chasse, comme tous les vendredis dans les bois autour de l'entreprise où je travaille.

Elle est située au milieu des bois (faut pas avoir peur d'être seule) ; quelquefois, je m'enferme à clé, surtout le soir, quand la nuit tombe..

Donc, pas de répit, les coups retentissent les uns derrière les autres ; j'espère qu'une chose ; c'est que les deux petits chevreuils qui ont traversé la route ce matin devant ma voiture vont être épargnés...

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